• Un bord de rivière aux falaises escarpées. Tôt le matin. Seul.

    Des silences, des ondes et des lumières propices aux rêveries.

     

    Rêveries

     

    La falaise est concave

    Inlassable le vent lui vole des poussières

    Il creuse au ventre rond

    On croirait qu'il espère au fond un cœur qui bat

     

    La falaise est brisée

    Des titans en colère ont dépecé ses roches

    Étranges pyramides empilées ça et là

    dans le bas du vallon

     

    La falaise est béante

    Un orage assassin coup de glaive du ciel

    l'a éventrée un jour

    Sa blessure gémit quand l'air un peu trop vif en caresse les lèvres

     

    La falaise est usée

    Mille rides ondoient sur un frisson de peau

    et sa chair est percée

    Son sang clair comme une eau s'épanche et vient grossir l'artère tout en bas

     

    et depuis si longtemps

     Elle vit

    Prométhée le savait

    Il en a fait les hommes

     

    « La côte des squelettes. »

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